J’ose à peine écrire cet article tant je suis en retard dans mes lectures… ce n’est plus une pile-à-lire, c’est une étagère-à-lire qui m’attend ou presque !

J’avais déjà entendu parler des éditions Argemmios à plusieurs reprises, apercevant régulièrement leurs titres sur la toile… C’est donc avec grand plaisir que j’ai enfin croisé leur chemin sur le festival des Anthinoises l’année dernière. C’est une couverture illustrée par Krystal Campruby qui a attiré mon regard…

Une conversation animée et sympathique s’est donc engagée avec Nathalie Dau, fondatrice, auteur, directrice d’Argemmios, et je suis repartie avec « Masky« … mais aussi avec « Les débris du chaudron », de Nathalie, que j’ai finalement lu en premier !

Pour commencer, le 4ème de couverture…

« L’amour et la vengeance ont l’art de traverser les âges, et ce d’autant plus lorsque les dieux sont impliqués. Pour certains mortels, cela signifie un héritage lourd à porter, mêlé de malédiction… Ainsi en va-t-il d’Augusta Quinn et d’Alwyn Archtaft. Destinés à réparer le chaudron de Kerridwen, afin de permettre le retour de la déesse, ils devront compter avec Affang, le terrible démon des eaux, qui les poursuivra de sa haine. Mais en cette fin de XXème siècle, un dieu veille et se souvient. Capable d’arpenter les lieux d’ici et d’ailleurs, Kernunnos, sous l’un ou l’autre de ses avatars, permettra à la réalité de rattraper le mythe… et de le dépasser.« 

Pour le dire simplement, je me suis régalée avec cette lecture : forcément l’univers avait tout pour me plaire, mais je peux aussi facilement sortir les crocs quand à mon sens il n’est pas respecté ou qu’apparaissent les clichés… Nathalie Dau m’a littéralement emmenée dans un temps mythologique, mais je lui ai aussi emboîté le pas avec une facilité déconcertante vers notre époque. C’est un sacré pari de s’inspirer d’un mythe tel que celui de Cerrydwen, de se l’approprier et de le ré-inventer tout en respectant son essence… L’auteur relève le défi haut la main et on sent qu’elle écrit sur cette déesse du plus profond d’elle-même, avec tout son coeur.

Le récit est également servi par une très belle écriture, qui m’a donné envie d’en lire davantage dès que possible : comme vous le voyez, mon étagère-à-lire n’est pas prête de diminuer ! Surtout si je peux soutenir une maison d’édition indépendante 🙂

Vous pouvez lire un extrait de l’ouvrage et vous le procurer sur le site des éditions Argemmios, ou chez votre libraire, mais s’il vous plaît, pas sur une grosse plateforme de vente (petit aparté, si ce sujet vous intéresse, je vous invite à lire les articles de Lullaby sur le sujet !) !

(PS : et non, je n’ai toujours pas lu Masky… mais il se rapproche, je le sens 😀 !)

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