Je ne remercierai jamais assez Sam de m’avoir fait découvrir ce livre d’Orson Scott Card, qui est devenu l’un de mes préférés… Et je ne résiste pas au plaisir de reprendre cette extrait tiré du moment où le héros, Alvin, rencontre la tisserande…

« Et tandis que l’imagination le guidait ainsi, il crut aussi comprendre autre chose sur ce tissu. Plus les fils se tissaient étroitement, plus ils le renforçaient. Ceux qui gambadaient en surface pour ne s’immerger que de temps en temps dans la trame, s’ils apportaient beaucoup de couleur à l’étoffe, n’ajoutaient guère à sa solidité. Alors que d’autres, dont la teinte transparaissait à peine, enfouis, entrelacés, maintenaient l’ensemble. Il y avait de l’abnégation dans ces fils, dans ces bateleurs anonymes. A partir d’aujourd’hui et pour toujours, quand il verrait des gens discrets, des hommes et des femmes qu’on remarque peu et qu’on oublie souvent, mais qui participent à la vie du village, de la ville, de la cité, qui lient les habitants entre eux, qui les maintiennent ensemble, Alvin les saluerait en silence et leur rendrait hommage dans son coeur, car il savait que leurs vies assuraient une étoffe robuste, un tissage serré. »

Et une autre pour la route…

« Le Faiseur, c’est celui qui fait partie de ce qu’il crée. »

 

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